Définir un budget est un acte politique majeur puisqu’il traduit les ambitions en projet de réalisation. De nombreux investissements ont été réalisés lors du précédent mandat  pour « une ville à vivre pour tous » :

-          amélioration des conditions d’accueil (mairie annexe, bureaux du centre technique, Point d’Informations Jeunesse, centre social),

-          aménagement des espaces publics (accessibilité, aires de jeux, piste cyclable,…),

-          rénovation de bâtiments communaux (groupes scolaires),

-          Reconstruction du gymnase, du pôle tennis, du centre technique municipal.

Plus de 20 millions ont été investis pour préparer l’avenir, permettant à Jouy le Moutier de capter de nombreuses subventions. L’actuelle majorité juge ces investissements inutiles car «  improductifs ».

Il est admis qu’une gestion en « bon père de famille » est ne pas dépenser plus que ses moyens. Mais même une famille prévoyante recoure à l’emprunt pour abriter les siens et préparer l’avenir. Pour limiter cet emprunt elle réduit les dépenses courantes et accroitre sa capacité d’autofinancement.

Or en la matière les choix de l’équipe municipale vont à contre sens. Non seulement les dépenses de fonctionnement augmentent de 542 000€ mais des recettes d’investissement (383 000€)  pour jardins familiaux et la vente des locaux de la crèche du Noyer (530 000€) sont  supprimés!

De plus pour financer ces dépenses, la majorité actuelle :

-          réduit les possibilités d’aide envers les plus démunis (suppression de 45 000€ de subvention au  CCAS)

-          diminue de 20 000€ les subventions aux associations.

-          ne réalisera pas des travaux d’éclairage ou de voirie, pourtant nécessaires (-140 000€)

Soulignons, enfin, que cette équipe n’a pas le courage de ses engagements envers la  jeunesse (- 23500k€) ou « sécuritaire » (-13000€ sur la vidéo-protection).

Ce budget supplémentaire traduit, sans surprise, l’absence de vision pour l’avenir de la ville et un manque de courage politique. C’est un début inquiétant pour la ville qui continuera à perdre des commerces, des habitants et les recettes qui y sont liées, avec une baisse de la valeur sur tous ses patrimoines privés ou publics.

Un engagement du maire à ne pas augmenter les impôts est incompatible avec l’abandon de recettes et subventions. Que lui reste- t-il? La réduction des services aux habitants ou l’augmentation de leurs tarifs (scolaires…)?

Pour « continuons ensemble »

Janine MAUPERTUIS, Éric LOBRY, Valérie ZWILLING, Bernard MAILLARD, Samir TAMINE, Bernadette HOEL